mardi 18 octobre 2011

LEMONDE.FR avec AFP | 17.10.11 | 18h21 • Mis à jour le 17.10.11 | 20h28

La Ville de Paris gèle les implantations d'antennes relais sur ses bâtiments



La municipalité recense 186 antennes relais sur ses toits pour 1 200 antennes en tout dans la capitale.
La municipalité recense 186 antennes relais sur ses toits pour 1 200 antennes en tout dans la capitale.fsse8info/Flickr

La mairie de Paris a décidé, lundi 17 octobre, de suspendre "immédiatement" toutes les nouvelles implantations d'antennes relais sur les toits et bâtiments de la ville. La municipalité recense 186 antennes relais sur ses toits pour 1 200 antennes en tout dans la capitale. "Nous suspendons immédiatement toutes les nouvelles implantations d'antennes sur les toits et l'ensemble des bâtiments de la ville", déclare Mao Péninou, adjoint PS, chargé de la qualité des services publics municipaux, lors d'un débat au Conseil de Paris.

Cette mesure intervient après l'annonce, la semaine dernière, de la rupture de la charte parisienne de téléphonie mobile signée en 2003, qui liait la Ville de Paris et les opérateurs de téléphonie mobile. Elle comportait un seuil maximum d'exposition aux ondes électromagnétiques de téléphonie mobile de 2 V/m (volts par mètre) en moyenne sur 24 heures. A l'issue de nombreuses réunions de négociation, la Fédération française des télécoms (FFT) avait fait part, selon la mairie, d'"exigences inacceptables" : "augmentation du seuil à 10 voire 15 V/m, retrait des opérations d'intégration paysagère des antennes existantes" notamment.
ELABORATION D'UNE CHARTE
"Nous regardons aussi d'un point de vue juridique tout ce qui peut être fait sur les installations existant actuellement. Elles non plus ne bénéficient plus de l'expérimentation, nous allons voir comment juridiquement nous pouvons procéder au démantèlement", ajoute M. Péninou, qui annonce aussi travailler à l'élaboration d'une charte.
Dans un communiqué, les élus parisiens d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV) ont "salué les engagements pris par M. Péninou". Sylvain Garel, président du groupe EELV au Conseil, a souligné que cette charte de téléphonie parisienne était "unique en France" car elle "témoigne de la volonté de la ville d'appliquer le principe de précaution vis-à-vis d'une technologie dont l'impact sanitaire est l'objet de controverses scientifiques".

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