Une réunion publique s’est tenue le 21 mars 2012 avec une
centaine de riverains et les quatre opérateurs de téléphonie mobile qui
souhaitent installer des antennes-relais sur le stade du SUAPS.
Cette réunion a mal débuté car les opérateurs ont mal
évalué le nombre de personnes qui se sentent concernés par ces installations et
avaient prévu une salle trop petite. La salle de repli (plus grande) ne
possédant pas d’installation de videoprojection, il n’a pas été possible de
prendre connaissance de leurs documents de présentation du projet.
La réunion s’est résumée à une série de questions-réponses, qui a débuté par une demande d’explica-tion quand à la nécessité d’une nouvelle antennes-relais alors que le quartier ne se trouve pas en « zone blanche ». Les opérateurs ont répondu « la zone est dense et ces antennes doivent permettre le dévelop-pement de la technologie 4G ».
Il apparaît donc que la situation actuelle est satisfaisante mais que les opérateurs cherchent à vendre un nouveau besoin – le très haut débit mobile – au détriment de la santé publique.
A la question posée sur les dangers sanitaires des antennes, un des opérateurs répond « je ne peux pas vous garantir que ces antennes ne vont pas nuire à la santé des habitants car nous sommes des techniciens et non des scientifiques ».
Par ailleurs, il a été demandé de chiffrer l’exposition supplémentaire induite par ces nouvelles antennes dans nos habitations. Encore une fois une non-réponse « aucune simulation de mesure de champs électromagnétique en fonction des distances par rapport aux antennes n’a été faite ».
Il est vivement regretté que les opérateurs n’aient pas
pris le soin de nous présenter une étude détaillée de l’impact des futures
antennes.
Un des opérateurs résume « ce quartier deviendra un point atypique
avec des valeurs qui pourront aller de 1 à 15 v/m dans les habitations »
alors qu’une nouvelle résolution du Conseil de l’Europe porte sur la
reconnaissance du danger des ondes électromagnétiques et sur la recommandation
d’abaissement des seuils d’exposition des antennes-relais à 0,6V/m et de le
ramener à moyen terme à 0,2V/m [Résolution 1815 (2011)].
Face à ce manque de précisons qui laissent planer le doute, il est demandé que le principe de sécurité soit respecté et que des solutions alternatives soient étudiées : « Pourquoi installer des pylônes près des habitations alors qu’en zones urbaines de nombreux bâtiments, éloignés des habitations et autres point sensibles, pourraient accueillir les antennes ». Ils nous rappellent que leur zone de prospection est restreinte et qu’ils ont essuyé de nombreux refus…
Clairement, aucun propriétaire ne veut courir
le risque d’héberger ces antennes … (suite à une étude, le CNAM rue Guy Mollet
a récemment demandé à résilier le bail concernant les antennes Bouygues sur son
toit. M. Tanguy COIC, responsable du SUAPS, préfère y voir son intérêt au
détriment de la santé publique).
Une dernière solution est proposée avec l’installation de micros-antennes au rayonnement plus faible qui permettent de renforcer ponctuellement la couverture dans des zones où le nombre d’utilisateurs est important. Une réponse brève « cela ne fonctionne pas… ». Mais où sont les résultats ? Où en est le développement, la recherche… ?
Les questions restent vides de réponses. La discussion
paraît impossible.
A noter l’absence regrettable d’interlocuteurs qui
auraient pu contribuer aux échanges :
- le responsable du stade du SUAPS, Monsieur Tanguy COIC, qui a donné son accord pour l’implantation des pylônes
- le responsable du stade du SUAPS, Monsieur Tanguy COIC, qui a donné son accord pour l’implantation des pylônes
- un responsable de l’Agence Régionale pour la Santé
- un représentant de l’Etat (Préfecture)
Nous demandons donc expressément une nouvelle réunion où
seront présents tous ces acteurs indispensables à la tenue du débat.
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